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L'historique

La commune de Berrien (canton de Huelgoat) occupe la frange nord-est des Monts d'Arrée, aux confins des évêchés de Cornouaille, du Léon et du Trégor. Le point de rencontre des trois anciens évêchés est commémoré par la croix dite des Trois évêchés ou Groaz ar Spernen, aujourd'hui brisée, implantée au nord-ouest de la commune, au-dessus de Trédudon-le-Moine. Une fontaine située à proximité rappelait également ce point de rencontre. Bien que démembrée au cours des siècles, Berrien atteint une superficie totale de 5642 hectares pour 892 habitants au dernier recensement de 2019, contre 2388 en 1900.

Berrien fait partie de Monts d'Arrée Communauté, créée le 1er janvier 2017 par la fusion de la Communauté de Communes du Yeun Elez et de la Communauté de Communes des Monts d'Arrée.

Préhistoire et antiquité

Le territoire est habité au moins depuis le Mésolithique, notamment dans la partie ouest de la commune (Goassalec, Kermerrien, Kernevez et Niquelvez). Les monuments mégalithiques - menhir de Kerampeulven (photo de gauche), dolmen de Pontaouen - témoignent d'une occupation de ces sites au Néolithique (vers le 4e millénaire avant notre ère). Les nombreuses sépultures de l'Âge du bronze (environ 65) ont donné à Berrien le surnom de "terre de tumulus", vestiges d'une population abondante à cette époque dans cette partie des Monts d'Arrée (photo de droite : le tumulus du Reuniou).

menhirtumulus du reuniou

D'autres fouilles ont permis de montrer une occupation constante et ininterrompue du secteur : certains habitats du second âge du fer ont été réoccupés à la période gallo-romaine puis à l'époque médiévale (Le Goënidou, Coscastel, Kernévez). Deux stèles tronconiques de l'âge du fer qui auraient marqué un cimetière ont été réutilisées comme borne milliaire à l'époque gallo-romaine puis, pour l'une d'entre elle, christianisée à la fin du Moyen Age.

Moyen-âge

Le nom de Berrien viendrait d'un hagionyme : il s'agirait d'une sainte nommée Berriona, d'origine irlandaise. A partir du Haut Moyen Age, Berrien fait partie de la paroisse primitive de Plouénez (paroisse de la montagne) qui s'étale des crêtes des Monts d'Arrée au cours de l'Aulne. Elle devient paroisse indépendante dès le 11e siècle, à la suite du démembrement de Plouénez et dépasse alors les 12500 hectares. Citée dès cette époque dans le cartulaire de Landévennec, la paroisse de Berrien faisait partie de l'ancien évêché de Cornouaille ; elle englobait alors les trèves de Huelgoat, Botmeur, Locmaria et la paroisse de la Feuillée, avant que celle-ci ne soit accordée aux moines hospitaliers.

C'est durant le Moyen Age, avec la fondation de l'abbaye du Relec dans la commune voisine de Plounéour-Ménez, que l'organisation du territoire, telle que nous la connaissons aujourd'hui, commence à se mettre en place. La moitié ouest du territoire est dès le 12e siècle et jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, dominée par l'autorité féodale des moines cisterciens dont l'emprise s'étend sur une douzaine de hameaux. Les habitants y vivent alors sous le régime de la "quévaise", système d'exploitation des grands communs destiné à mettre en valeur les terres et fixer les populations. Ces groupements d'habitats se caractérisent par une organisation communautaire en plusieurs unités familiales et agricoles, la mise en place de champs clos et la présence de terrains à usage collectif. Au total, 64 quévaises étaient réparties sur 12 villages de Berrien. Les hameaux se sont étoffés progressivement et témoignent d'une occupation ininterrompue jusqu'à aujourd'hui, malgré les destructions et recontructions répétées. Certaines survivances de la quévaise étaient encore en usage dans les grands hameaux (Kernévez) où les plus pauvres avaient, à la fin du 19e siècle, des droits reconnus par la communauté pour l'exploitation gratuite de certains communs. Mis en valeur par des fouilles récentes, le hameau du Goënidou, déserté depuis le 14e siècle, a sans doute été créé sous l'impulsion des cisterciens du Relec (photo ci-dessous).

hameau du goenidou

A l'ouest de Trédudon-Le-Moine, les moines du Relec rassemblaient le champart (une gerbe sur sept) perçu sur les paysans.

Epoques modernes et contemporaines

Des trois seigneuries, Lergoet Ligolennec, Le Squiriou et Quinimilin qui exerçaient leur pouvoir sur des secteurs entourant leurs domaines respectifs, ne sont conservés qu'un château du deuxième quart du 19e siècle au Ligolennec ainsi qu'une métairie partiellement ruinée. Ces seigneuries exerçaient leur pouvoir sur la partie est de la paroisse, secteur non dominé par les cisterciens du Relec. L'ancienne chapelle Sainte-Barbe et l'église Saint-Pierre ont vraissemblablement été construites en partie grâce au concours des seigneurs de Ligolennec et du Squiriou qui possédaient des pierres tombales armoriées et des droits de banc dans l'église paroissiale et la chapelle Sainte-Barbe, autrefois située au sud du Squiriou.L'église paroissiale entourée de son cimetière, de deux calvaires et de l'ancien presbytère forment un ensemble cohérent et patrimonial au centre du bourg.

Le grand renouvellement de l'architecture rurale à partir du début du 19e siècle n'a pas permis de conserver beaucoup d'exemples antérieurs à la Révolution. L'essor économique, conséquence de la première révolution agricole des années 1850 (défrichement, élevage) est à l'origine d'un dynamisme patrimonial qui se manifeste à travers la reconstruction de l'architecture rurale ainsi que du renouveau du bourg et des voies de circulation, en particulier la route départementale reliant Carhaix à Morlaix. Créée en 1870, elle a désenclavé Berrien en passant par Sainte-Barbe et Le Squiriou.

 

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